Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Dr Michaël Aboulafia
Les vacances scolaires de "Pessa'h"'approchent avec, cela est triste à dire, l'ennui qu'elles entraînent chez les enfants et les adolescents.
Les enfants vont se mettre à tourner dans tous les sens, en quête d'une occupation ; les adolescents vont rechercher les derniers divertissements à la mode à même de leur procurer des sensations fortes et de nouvelles expériences. Quant à nous, parents, nous terminerons ces vacances sur les genoux. Quelle est l'origine de l'ennui et comment remédier à ce sentiment de vide ?
Un grand psychologue de notre génération, Dr Winnicott, estime qu'être capable d'être seul est la condition d'un développement émotionnel convenable. Quant à nous, nous sentons que, pour ce faire, nous devons être en mesure de nous retrouver avec nous-mêmes, de sorte que même dans nos relations avec autrui, nous restons encore indépendants.
Nous devons apprendre ce que signifie être authentiquement libre : étudier la Torah (cf. Maximes des Pères 6, §2). En hébreu, l'idée de "vacances" ("'Hofech") et celle de "vivification spirituelle" ("nofech") s'expriment par la même racine, à une lettre près et sont presque synonymes. En conséquence, "prendre des vacances" signifie "prendre le temps de revivifier son esprit", reprendre contact avec sa propre spiritualité et avec celle des autres, par l'étude ou la création en commun, ce qui renouvelle la qualité des relations entre les différents membres de la famille.
A juste titre, nous cherchons comment nous occuper car "l'oisiveté entraîne l'ennui" (Traité Kétoubot 59 b), entendu par-là, explique Rachi, "la Folie" (Rachi sur op. cit.).
Essentiellement, l'important est donc de savoir à quoi s'occuper.