Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Nous sommes seuls responsables de notre bonheur. Celui-ci est une disposition, une aptitude interne psychique, qui doit se construire. Il dépend plus de notre volonté et de nos aspirations, que de notre conjoint et du monde extérieur qui nous entoure.
Ce bien-être prend racine dans cette extraordinaire et simple sensation d’exister réellement, dans cette ineffable certitude d’avoir été créé pour l’accomplissement d’un projet et d’être coréalisateur de cette œuvre.
Ce n’est pas la recherche des plaisirs qui donne une signification à nos vies, mais bien l’appartenance à ce vaste dessein générationnel qui octroie du plaisir.
Le déprimé se trouve toujours fatigué, sans forces et sans vitalité. Les actes les plus simples et élémentaires de la vie se transforment en corvées, il n’y a plus de satisfactions, il y a une lourdeur au cœur. S’il y a appartenance au grand Projet, elle n’est plus que souvenir cérébral stérile de sa dimension émotionnelle.
Au sein de cette volonté d’existence, il y a le désir de réalisation personnelle, désir de réussite, d’être reconnu aux yeux de l’Autre. Notre ego est un moteur indispensable, qu’il faut savoir congédier en temps approprié. La perception de notre unicité et de notre génie, est certes un propulseur nécessaire, mais elle n’est pas une fin en soi. Ces trésors humains sont en réalité l’expression de notre image divine, de Sa bonté éternelle. C’est la petitesse de l’esprit humain qui nous fait oublier nos origines ainsi que nos buts altruistes !
Le relationnel conjugal exprime au paroxysme cette confrontation entre désir de satisfaire son soi et désir d’être à cette Image idéale, source de Hessed, et satisfaire son conjoint. Et quand il y a confrontation, c’est qu’il y a travail personnel…
Il est fondamental d’être vrai dans son identité personnelle, d’être au diapason avec soi-même : s’aimer, s’accepter, se respecter tel qu’on est, dans son corps, son âge et sa profession, en bénéficiant d’un psychisme différencié, autonome, dégagé des confusions d’identités et de dépendances parasitaires. Etre indépendant, psychiquement, de notre entourage, de notre passé, des lacunes de nos précédentes relations familiales, et surtout de nos cicatrices émotionnelles conscientes ou non. C’est ce travail de pacification avec sa propre histoire, qui se réalise en général avec l’aide d’un tiers, qui permet à l’homme de se réaliser pleinement sans boulets psychologiques et arriver au paroxysme de son identité et créer son histoire authentique.