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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Question : Je comprends que la critique au sein du couple cause du tort et que mieux vaut s'en abstenir. Mais alors comment peut-on améliorer ce qui doit l'être ?
Nous avons souvent parlé dans nos articles de la contribution de la largesse d'esprit à l'épanouissement de la vie conjugale. Il est bon de rappeler régulièrement l'importance de cette vertu. Le verbe « voir » apparaît pour la première fois dans la Torah en rapport avec la lumière. « D. vit (וירא) que la lumière (אור) était bonne… » (Les lettres du mot « lumière » en hébreu sont incluses dans celles du terme « vit »). Hashem regarde la lumière et le bien. Toute la création s'est déroulée au travers de cette conception qui en constitue le fondement. En nous attachant aux voies divines et en nous exerçant quotidiennement à découvrir un point positif supplémentaire chez notre conjoint, nous remarquerons que, du coup, nos émotions positives se renforcent également.
De la capacité de discerner le bon chez notre époux dérive le fait d'être capable de l'encourager. L'encouragement représente une autre manière d'exprimer et de concrétiser l'affection entre époux. Il se caractérise par l'antithèse de la compétition et du règlement de comptes. Le langage de la rivalité est parsemé de critiques et de mépris. Il a pour but de minimiser la valeur de l'autre. En revanche, l'encouragement et la complaisance traduisent une entente et une relation harmonieuse et unie dans le couple. Lorsque l'on encourage l'autre, cela signifie qu'on lui souhaite de réussir, que l'on est sensible aux difficultés qu'il traverse. Ce sentiment certifie une entière confiance entre conjoints. Il valorise l'époux et accroît son assurance de soi. L'un des principes de base de l'encouragement consiste à tenir compte des efforts fournis et de faire pratiquement abstraction des résultats. Par exemple : un mari, bien qu'il n'y soit pas habitué, a repassé plusieurs chemises. Cette tâche lui a évidemment pris bien plus de temps qu'à sa femme. Celle-ci peut réagir sur un ton dédaigneux en disant : « Le jeu n'en valait pas la chandelle… » Mais elle peut aussi, au contraire, lui montrer qu'elle apprécie la peine qu'il s'est donnée.
Il est important de souligner que dans les rapports entre époux, l'encouragement ne doit absolument pas présenter un caractère pédagogique. Notre conjoint n'est pas un enfant et notre rôle ne consiste pas à l'éduquer. L'éducation de l'autre, tout comme la critique, revêt une connotation d'orgueil et le blesse dans son honneur. Dans la vie maritale, l'encouragement doit émaner d'un sentiment d'amitié et prouver que nous nous préoccupons sincèrement de l'épanouissement et du bien-être de notre conjoint.
Néanmoins, l'encouragement constitue le point de départ du développement et de la croissance de chacun d'entre nous, aussi bien les enfants que nous-mêmes et notre conjoint.
Nomi Wolfson, psychothérapie personnelle et de couple, 052-566 56 53, panimbefanim.com