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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Détente
Mihal est arrivée, à notre troisième rencontre, le regard triste et désespéré. J'ai pris place face à elle, en attendant qu'elle me raconte les événements de sa dernière semaine, bien que ses yeux me renseignaient déjà. "Je voudrais arrêter" a-t-elle dit en regardant vers le bas. J'étais inquiète car une grande colère me saisit et je ne voulais pas que Mihal pense qu'elle en était responsable. Je savais que ma colère était portée vers la nourriture et au mal qu'elle était capable de faire aux gens. Mihal était brisée et il y avait en moi un sentiment de compassion et une volonté encore plus grande de lutter contre cette maladie.
Je demandais à Mihal, "Pourquoi souhaites-tu arrêter?" Elle répondit que c'était dommage pour l'argent qu’elle investissait et que, de toute façon, rien ne marchait, qu'elle se rendait ridicule. Je dis à Mihal que je la comprenais, mais que je ne pouvais pas me permettre de la laisser renoncer. " Je dois trouver avec toi les forces pour te sauver de ta souffrance". " Personne n’a suffisamment de force pour m'aider" dit Mihal, en commençant à pleurer. J'imaginais une armée grande et puissante qui tombait sur un seul homme et lui rendait la vie impossible. "Mihal, cherchons de l'aide! Tu commences à peine le régime; il a la force d'une armée entière et tu es déjà blessée et affaiblie par l’ampleur de tes sentiments". Mihal haussa les épaules et dit : " Vous croyez que vous pouvez m’aider à la combattre ? "
Je pris une feuille blanche de l'imprimante, et demandai à Mihal de dessiner deux cercles. Un, représentant sa propre force et un représentant la force de la nourriture sur elle. Bien entendu, le premier cercle était minuscule, un point perdu sur le côté de la feuille, et le second était immense, ne laissant aucune place à un autre dessin. Je pris la feuille de Mihal et ajoutai autour de son minuscule cercle un autre cercle.
Je dis " J'ajoute ma force". Mihal répondit "Merci, mais le cercle de la nourriture est toujours plus grand, et est toujours vainqueur". " C'est juste" lui répondis-je. "C'est pourquoi nous devons réfléchir : qui encore pourrait nous donner des forces et faire en sorte que notre cercle dépasse celui de la nourriture". "Qu'en est-il de votre mari? Est-ce qu'il vous soutient?" demandais-je. Mihal répondit qu'il voulait qu'elle se sente bien, mais qu'il ne savait pas comment l'aider. "Qui encore vous soutient, Mihal?" "Tout le monde"dit-elle, "Mes parents, mes amis au travail, même mes enfants, mais ils ne peuvent pas m'aider". Emplie d'espoir, je dis à Mihal qu'elle était chanceuse d'être entourée de gens qui l'aimaient et qui se souciaient d'elle. "Maintenant, à nous de faire en sorte qu'ils nous soient une aide".
Nous nous sommes assises, et avons écrit ensemble des lettres à tous ceux qui la connaissaient et l'aimaient. Dans les courriers, nous avons aussi ajouté les deux cercles et avons expliqué que nous devions agrandir le cercle de Mihal et que tous ceux qui y joindraient leur force, augmenteraient les chances de Mihal de vaincre!
Nous avons formulé de réelles demandes de soutien afin que cette aide soit efficace.
Nous avons demandé aux amies du travail d'apporter des légumes coupés, jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment forte pour le faire elle-même. Nous avons demandé au mari de Mihal s'il pouvait, avant chaque repas, parler avec elle de ses qualités, lui dire combien il était fier d'elle, sans revenir sur ses difficultés passées, liées à la nourriture.
Nous avons demandé aux enfants s'ils pouvaient enlacer souvent leur mère et lui dire combien ils étaient fiers qu'elle n'ait pas abandonné.
Mihal a même expliqué à sa mère combien de cuillères, de chaque met, mettre dans son assiette lorsqu'elle venait le vendredi, pour qu'elle n'ait pas, à nouveau, à se faire violence chaque début de semaine.
Mihal est sorti de mon bureau, munie de nombreuses lettres émouvantes et sincères, destinées à tous ceux qui l'entouraient. Les réactions ont été extraordinaires, et tous se sont investis avec joie, pour l'aider à vaincre. Son mari lui a même dit, que c'était la première fois qu'il se sentait capable de l'aider, que tout ce dont il avait besoin, c'était qu'on lui explique ce qu'il devait faire.
Le cercle de Mihal était suffisamment grand pour vaincre! Elle a perdu 15 kilos en quatre mois et a compris que, parfois, il faut unir les forces et ne pas essayer de tout faire seule. Pendant tout le processus, Mihal n'a pas tari d'éloges sur les gens qui l'ont aidée. Aujourd'hui, elle apporte elle-même ses légumes coupés au travail, tandis que sa mère lui sert toujours des assiettes, avec un dévouement infini, comptant et épiçant chaque cuillère avec amour et fierté pour sa fille qui n'a pas abandonné la lutte en temps de crise.
Ouverture très prochainement d’un nouveau groupe d’amaigrissement sur Jérusalem pour femmes et jeunes filles. Rens et inscr. au 050.4799702 ou par mail Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .
Visitez le site de Noa sur : http://noasproject.coi.co.il
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