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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Rav Shmouel Eliahou
La vengeance est-elle permise ?
La mitsva de « zahor » est de se souvenir de toutes les atrocités commises par Amalek, se battre contre lui et effacer son souvenir. A la suite de l’attentat à Itamar, beaucoup ont identifié les assassins à Amalek, compte-tenu de ce que leur haine les amène à faire. Tuer des bébés rappelle Haman qui avait ordonné de tuer les hommes, les femmes et les enfants. Cela rappelle aussi tous ceux qui ont suivi sa voie. Il faut faire attention de ne pas se laisser emporter et savoir si ces assassins sont vraiment Amalek. Est-il permis de se venger ou s’agit-il d'un sentiment qu’il faut apaiser ?
Il y a quelques années, nous connaissions les actions de représailles. Chaque attentat des terroristes était suivi d’une forte riposte de Tsahal. Parfois un œil pour un œil et parfois deux yeux pour un œil. C’était une des méthodes de Tsahal pour protéger la population israélienne.
Les opérations de vengeance ne doivent pas se faire à un seul endroit
Dans la vengeance contre une collectivité, on ne se contente pas de tuer l’assassin, car un terroriste est même prêt à se suicider. La réaction ne serait donc pas suffisante et la terre risquerait de s’emplir de « hamas ».
Le Ridbaz explique que ce fut l’erreur de Pinhas lors de la guerre de Midian, lors de laquelle, pour une fois, Moshé se mit en colère. Pendant cette guerre, Pinhas pensa qu’il fallait punir ceux qui avaient fauté avec les filles de Midian. Certains n’avaient fauté que sous la pression de l’assemblée, et celui qui a été entraîné à fauter malgré lui était dispensé de châtiment.
Moshé se mit en colère: « Un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple ». Mais tant que nos ennemis veulent nous détruire, nous devons nous battre contre eux. Si tu mènes la guerre selon cette morale, nos ennemis finiront par nous vaincre. Moshé se mit en colère contre Pinhas qui voulut mener la guerre d’une manière qui risquait d’amener le peuple d’Israël à sa perte.
Les principes d’une vengeance particulière sont différents de ceux d’une vengeance collective. Dans une vengeance particulière, si le tueur se trouve avec d’autres personnes et s’il n’est pas possible de l’identifier, ils sont tous dispensés de cette vengeance. Cependant, pendant la guerre, tous sont coupables par présomption. Dans ce dernier cas, on ne peut différencier ceux qui ont commis la faute volontairement et ceux qui ont été entrainé involontairement.
Effacer le nom d’Amalek
Effacer le nom d’Amalek est important, pas uniquement pour le peuple d’Israël. La Thora nous enseigne que la présence d’Amalek dans ce monde n’est pas seulement dangereuse pour le peuple d’Israël, mais c’est aussi un manque dans le nom de D… Tant que cette méchanceté existe dans le monde, il n’y a pas de sanctification de D… dans ce monde et le nom de D… n’est pas reconnu dans le monde
D… a juré que Son nom et Son trône ne seront pas complet tant que le nom d’Amalek ne sera pas effacé. C’est ainsi qu’il est écrit « Ô l’ennemi ! C’en est fini pour toujours des ruines. » (Psaume 9, 7). Il s’agit d’Amalek. Il est écrit dans la suite du verset « Plus de villes démolies par toi. C’est leur souvenir à eux qui disparaît. » - « Mais le Seigneur demeure éternellement, il a établi son trône pour la justice.