Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012

Yaacov fait la connaissance de Haran, en voyant les très mauvaises relations de travail qui étaient en vigueur dans ce lieu. Il voit les bergers allongés à ne rien faire et leur dit que leur travail n'est pas encore achevé. Les relations de travail n'étaient pas bonnes ; et Lavan en est sans doute à l’origine.
Travailler de toutes ses forces
Le Choulhan Aroukh apprend de Yaacov que l’employé doit travailler de toutes ses forces. Il doit faire attention à ne pas perdre de temps par-ci et par-là, et doit travailler de manière scrupuleuse. Il est aussi écrit que l’employé ne devra pas travailler la nuit et ensuite être employé dans la journée, car il ne travaillera pas convenablement du fait de sa faiblesse.
Ne pas perdre de temps, même pas un instant
Le Gaon de Vilna rapporte l’histoire écrite dans la Guémara de Aba Hilkiya, petit-fils de Honi haméaguel. A la suite d’une grande sécheresse, les Sages de l’époque envoyèrent une délégation pour lui demander de prier. Ils connaissaient sa force dans les prières, comme celle de son grand-père, Honi haméaguel.
Aba Hilkiya était employé et travaillait dans les champs. Il les salua sans même tourner la tête pour ne pas perdre de temps. Après son travail, il rentra chez lui, se mit à prier et les pluies commencèrent à tomber. Cette histoire importante montre que celui qui se conduit de cette manière verra ses prières exaucées.
Interdiction pour l’employé de prolonger sa prière sur le compte de l’employeur
Il est écrit dans la Guémara : « Les employés, sur leur lieu de travail, diront le chema et ses bénédictions, réciteront la amida (sans la birkat Cohanim) ». Ceci est valable pour les employés qui ne reçoivent pas de salaire, mais seulement les repas. Ceux qui reçoivent un salaire, diront la prière « Avinénou », qui est un abrégé de la prière des 18 bénédictions. C’est ainsi que la loi a été fixée dans le Choulhan Aroukh. Cependant, de nos jours, il est de coutume de dire toute la prière (amida).
Mettre les tefillin dans les temps
Le Rav Moshé Feinstein (z'al) permet à celui qui sort travailler avant le lever du jour et qui rentre chez lui après le coucher du soleil, sans qu’il ait eu le temps de mettre les tefillin sur son lieu de travail, de les mettre avant le lever du jour, en récitant la bénédiction. En effet, on ne pourra pas l’obliger à perdre son travail, ceci est surtout valable dans les pays où il n’est pas possible de trouver un autre emploi.
Le Birkat hamazone des ouvriers
Il est écrit dans le Choulhan Arouh que des ouvriers qui travaillent pour un employeur, réciteront un birkat hamazone abrégé, pour ne faire perdre de temps à ce dernier. Mais de nos jours, on récite les quatre bénédictions car personne n’est aussi rigoureux au sujet du temps nécessaire pour réciter le birkat hamazone. En revanche, on n’attendra pas que tous les ouvriers aient fini de manger pour réciter le zimoun, car cela équivaudrait à une perte sur le temps de travail.
Est-il permis à l’employé de manger de la nourriture appartenant à l’employeur ?
L’employeur a l’obligation de donner à manger à ses employés. « Quand tu entreras dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger des raisins selon ton appétit, jusqu’à t’en rassasier ; mais tu n’en mettras point dans ton panier » (Genèse 23, 25). Si chaque personne qui passe dans son champ se sert et mange, il ne lui restera plus rien. Seulement l’employé qui travaille pour lui pourra manger de ces fruits et légumes, pendant ses heures de travail. Il lui est interdit d’en emmener chez lui.
Il est écrit dans le Choulhan Aroukh que l’on permet d’agir ainsi seulement pour les fruits, les légumes, et tout ce qui pousse dans la terre (guidoulé karka), mais non pour le lait qu’il trairait.
Le cours de cette semaine a été donné le Rav Shmouel Eliahou, grand rabbin de Safed.