Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
בס"ד
Rav Shlomo Aviner
(Partie I)
Pourquoi porter la Kippa (calotte) ? –
Par crainte de l'Eternel (Traité Chabbat 126 b) et par pudeur. Selon Maïmonide (Hilchot Dé'ot) et le Taz, parce que c'est enfreindre le commandement de ne pas suivre les voies des non Juifs (Lev. XXVIII, 3), et on ne saurait être ainsi ne serait-ce qu'un instant, opinion partagée par la majorité des décisionnaires. En conséquence, lorsqu'on enlève la kippa pour aérer la chevelure, par exemple, on veillera à ce qu'elle recouvre un peu la tête (Léqet Haqéma'h).
Sa taille ? –
Suffisante pour couvrir l'ensemble de la tête ; entendu par-là sa « plus grande partie », suivant le principe talmudique qui identifie « majorité » à « totalité ». Suivant la loi rabbinique établie, elle doit recouvrir la « majorité » de l'endroit où poussent les cheveux ; moins que cela, suivant l'opinion de certains décisionnaires, à condition d'être vue sous n'importe quel angle (Responsa Iguérot Moshé A, 1) ; Responsa Yé'havé Da'at D, 1).
La porter en dormant ? –
Cela n'a rien d'obligatoire mais y veiller c'est faire montre de zèle religieux (M. B. 4, 11).
Peut-on prier en n'ayant que la Kippa ? –
Le port constant du chapeau n'en dispense pas parce qu'en priant on est considéré comme étant « en présence du Roi ». C'est pourquoi on doit s'habiller de la manière la plus respectable (Pisqé Téchouvot). En revanche, si on porte la kippa en permanence, on n'est pas tenu de mettre un chapeau lorsqu'on prie.
En cas de force majeure, doit-on quand même la porter ? –
Lorsque, par exemple, on fait de l'espionnage en pays ennemi, on étendra la manche pour couvrir une partie de la tête ; si on n'a pas le choix, on la couvrira de la main (M. B. ibid. 12).
Lorsqu’il s’agit d'un petit enfant ? –
Autant que faire se peut, on doit l'habituer à la porter. La mère de Rav Na'hman fils d'Its'hac veillait scrupuleusement à ce que son enfant eût la tête couverte même bébé (Traité Chabbat page 156 a ; M. B. 4, 11). Néanmoins dans ce cas, on ne doit pas lui rendre cela trop pesant.
En se douchant, en se trempant dans le bain rituel, en se baignant dans la mer ou dans une piscine ? –
D'après la loi rabbinique établie, le port du couvre-chef n'est pas obligatoire ; mais dans ces endroits il serait inconvenant de ne pas en avoir.
Lorsqu'on fait du sport ? –
Oui ; de même lorsqu'on fait de la course à pied. Si elle risque de s'envoler, on prendra avec soi un couvre-chef qui enserre bien la tête.
A l'armée ? –
Là aussi, on doit la porter, à l'exercice comme au combat. Les soldats de Bar-kokhba mettaient les « tefillin ». Nous, compte-tenu de notre petitesse, nous nous contentons d'être tête couverte.
Dans le cas d'une Kippa en dentelle ? -
Le « couvre-chef » doit justifier son nom ce qui n'est plus le cas s'il est en dentelle.
(Fin de la partie I)