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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012

Par Avraham Azoulay
Dans la famille Greilsammer, je demande le petit dernier : Michael. Un père, Ilan, professeur réputé de sciences politiques, un grand frère, David, pianiste et chef d'orchestre, et Michael qui réussit à se faire un prénom. Violoniste virtuose, il excelle aussi dans le chant, toujours accompagné sur scène et en coulisses, de Shimrit, son épouse.
Le couple sort son deuxième album, intitulé « B Paris ». Aucun doute que la double culture de Michael influence beaucoup son répertoire. De parents français, il parle couramment la langue de Molière et l'utilise beaucoup dans ses chansons. Sa musique est aussi un savant mélange entre classique, rock, reggae et folklorique.
Le P'tit Hebdo a reçu Shimrit et Michael dans ses bureaux. Faites connaissance avec de jeunes artistes originaux et talentueux.
Le P'tit Hebdo : Lorsque l'on écoute vos disques, on remarque que vous jouez beaucoup avec les contrastes et les oppositions : violon/rock, français/hébreu, homme/femme. Est-ce volontaire ?
Michael Greilsammer : Oui, c'est exactement ce que Shimrit et moi nous recherchons. Nous aimons la dualité, nous y voyons une innovation intéressante. Le dialogue est toujours préférable, ''deux'' sera toujours mieux que ''un''. Nous vivons notre vie personnelle et artistique ensemble, à deux, cela nous influence dans nos reprises ou créations, c'est certain.
Lph : A quel personnage vous identifiez-vous musicalement parlant ? Bob Marley ?
M.G : Oui, tout à fait. Je me reconnais dans sa musique, ses messages et dans la culture reggae qui utilise beaucoup de symboles de la culture juive. Nous avons même fait deux concerts dans les Caraïbes. Le public était à la fois heureux et intrigué : un rasta blanc qui joue du violon et fait du reggae !
A part Bob Marley, je m'identifie aussi beaucoup aux grands du rock.
La référence pour moi, dans la chanson française, reste Serge Gainsbourg.
Lph : Votre musique vous sert-elle à faire passer un message ?
M.G : Lorsque j'écris ou que je chante une chanson, je cherche à faire passer un message d'amour et de tolérance.
Il est vrai que lorsque nous nous déplaçons dans d'autres pays, nous représentons aussi la jeunesse israélienne. Nous montrons que cette jeunesse s'intéresse parfois plus à la culture, à la religion, au folklore qu'à la politique.
C'est pour cela que nous nous adressons à un public de tout âge : nous tenons à toucher le plus grand nombre de personnes.
Notre mission ne se limite pas à faire de la musique. Nous sommes aussi un relais pour véhiculer des messages d'amour.
Lph : Parlez-nous du couple que vous formez Shimrit et vous.
M.G : Je suis né à Jérusalem et je reste très attaché à cette ville. Mais c'est à Tel-Aviv que j'ai rencontré ma femme. C'est également là-bas que l'on a développé notre carrière musicale avant de revenir sur Jérusalem où notre fils est né.
Lph : Quels sont vos prochains grands rendez-vous avec le public ?
M.G : Nous avons décidé d'organiser deux grands concerts dans ces deux villes qui nous sont chères. Le premier aura lieu le 26 novembre à Jérusalem, le second pendant Hanouka (21 décembre) à Tel-Aviv.
Concerts :
Jérusalem, le 26/11 à 22h : Moadon Hatsolelet Hatseouba
Tel-Aviv, le 21/12 à 22h : Theatron Hatmuna