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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
בס"ד
Il y a un an, le 25 sivan 5770, disparaissait, notre maître, le Rav Mordehai Eliahou (z’atsal). Nous rapportons deux histoires relatées dans les livres « Avihem shel Israël ». De très nombreuses personnes ont raconté des histoires relatives au Rav et le Rav Shmouel Eliahou (chlita) les a écrites. 
Lorsque le Rav (zatsal) avait la fonction de grand rabbin d'Israël, il fit une visite officielle en France. A cette époque la France faisait pression sur Israël afin qu'elle cède des parties de Jérusalem et des territoires d'Israël aux Arabes. La délégation du ministre des affaires étrangères demanda au Rav de ne parler que de sujets religieux, car il redoutait un incident diplomatique.
Le président Jacques Chirac, de nombreux ministres ainsi qu'une délégation de rabbins éminents de France furent invités à cette visite.
Pendant cette visite, on montra au Rav le trône de Napoléon. Le Rav demanda quand Napoléon avait vécu et si le trône était à vendre. Les Français répondirent par la négative en expliquant que ce trône était de grande valeur pour la France et qu'il n'était pas question de le mettre en vente et de plus il avait une valeur historique.
En voyant la chambre du roi Louis XIV, le Rav demanda qui était ce roi et quand avait- il vécu et s'il était un roi moral. Ils répondirent en expliquant qu'il s'agissait de l'histoire de France qu'ils étaient fiers de présenter.
Lors de la soirée en présence du président Jacques Chirac, le Rav raconta sa visite au musée. Le traducteur officiel censurait les paroles du Rav, aussi le Rav demanda au grand rabbin de France de prendre la relève en expliquant que le traducteur n'avait pas l'habitude de traduire les rabbins. Il dit : « vous souhaitez que je connaisse et respecte l'histoire de la France bien que je vive en Israël, j'accepte! Mais est-ce que nous Juifs, ne devons-nous pas respecter notre propre histoire, les paroles de Moshé Rabbénou qui nous a transmis l'interdiction de donner des parties de la terre d'Israël! Pour quelles raisons devrions-nous respecter vos rois qui ont vécu il y a 200-300 ans et nous ne pourrions pas respecter nos dirigeants qui ont vécu il y a 2000-3000 ans, le roi David, le roi Salomon et toute leur tradition ? Est-ce que nous devons vendre Jérusalem, la ville qui appartient au peuple d'Israël depuis 3000 ans ? »
Les employés de l'ambassade voulaient que le Rav écourte cette soirée. Mais le président français se leva pour le remercier et il dit qu'il tenait à lui offrir une médaille en or, de grande valeur, généralement offerte aux chefs d'Etats .
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel
De nombreuses personnes ont posé la question suivante : comment se fait-il que les prières du Rav ont été exaucées ? Quel était son secret ? Nous avons une courte histoire qui nous enseigne l’intérêt du Rav pour son prochain; c’est un point que nous devons adopter, un point qui a permis que les prières du Rav soit plus authentiques. Itshak Malka, membre de la direction du comité gérant l’éducation nationale religieuse, nous a raconté. « On a trouvé une tumeur maligne au niveau du nez, chez ma femme. Nous avons tout fait pour la sauver et nous avons été chez le professeur Katan. C’est le plus grand spécialiste dans ce domaine et il est en contact avec les plus grands spécialistes d’Israël et de l’étranger.
Ma femme a passé toute une série d’examens. Finalement, le professeur a préconisé neuf séances de chimiothérapie et de radiothérapie. La première séance fut très difficile. Ni elle ni moi n’avions pu imaginer la souffrance que pouvait entraîner chaque séance. A la suite de cette première séance, elle m’a dit qu’elle ne pourrait survivre à neuf séances.
Dans cette situation difficile, nous avons été consulté le Rav Eliahou (z’atsal). Il nous a reçu, écouté notre problème et a ressenti la douleur de ma femme. Je l’ai vu l’écouter et avoir mal pour elle. Il a dit par la suite : « Il n’est pas possible de supporter ces neuf séances. » J’ai regardé ma femme et pour la première fois depuis le début du traitement, son visage s’est éclairé. Enfin, quelqu’un comprenait sa souffrance et vivait avec elle ses douleurs.
Le Rav demanda le dossier médical. Il l’a lu et nous a dit : « Je vois que le Professeur Katan s’occupe de vous. Il est vraiment un excellent spécialiste. Je voudrais lui parler. » Le Rav l’a appelé au téléphone en notre présence et a rappelé le cas de ma femme. Il lui a demandé pourquoi était-il nécessaire de procéder à neuf séances ? Le professeur lui a répondu qu’il avait pris conseil auprès de plusieurs spécialistes à l’étranger. Ils étaient tous de son avis : il fallait neuf séances.
Le Rav dit alors : « Elle ne supportera pas neuf séances, six séances suffiront. » Le professeur rétorqua, à l’autre bout de la ligne : « Kvod Harav, Je vous respecte beaucoup vous et votre opinion mais selon l’avis médical, elle a absolument besoin de faire neuf séances. Sans cela, elle ne pourra pas se débarrasser de cette tumeur. »
Et le Rav a de nouveau répété : « Six séances sont suffisantes, elle ne supportera pas neuf séances ; cela suffit pour lui enlever cette maladie. » C’est ainsi que la discussion qui ne pouvait avoir de fin, s’est poursuivi, du fait que chacun vient avec des bases différentes. La conversation se termina.
Ma femme qui était arrivée chez le Rav complètement désespérée, sortit de chez lui encouragée. Elle avait senti que quelqu’un l’avait compris, quelqu’un s’était battu pour elle, quelqu’un l'avait aidée. Elle avait reçu du Rav, la force de procéder à d’autres séances. J’avais, moi aussi, été fort impressionné de la sensibilité du Rav pour les fortes douleurs de ma femme pour endurer ces traitements.
Ce qui se passa par la suite tient du miracle ou du rouah akodesh. Peut être est-ce en vertu du principe selon lequel : le tsadik décide et D… accomplit ce décret. Après six séances, l’hôpital arrêta les séances en affirmant que le nombre de globules était au plus bas et qu’il n’était pas possible de continuer la chimiothérapie et la radiothérapie. Le médecin décida d’arrêter après six séances, sans savoir si la maladie avait été enrayée.
Les examens que ma femme a passés par la suite montrèrent que la maladie avait disparu. Six séances avaient suffi. Ma femme remercie D… tous les jours pour ce miracle qu’elle a eu le mérite de vivre. Elle répète toujours qu’elle ne pensait pas être présente à la bar-mitsva de ses enfants. Grâce à D…, elle était présente à leur mariage.
Il est évident que le Rav n’est pas médecin, il est évident aussi qu’il a ressenti la douleur de ma femme. C’est la raison pour laquelle il a discuté avec le médecin. Ce qu’il nous reste à comprendre est comment la réalité a-t-elle suivi la sensibilité du Rav pour la douleur ?! Peut être cette sensibilité éveilla-t-elle certaines forces dans le ciel ?