Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Dans le cadre du voyage d’étude sur « la Torah universelle » organisé par L’Espace Sephria vous allez participer au symposium « L'Universel du Judaïsme » en hommage à Manitou, qui se déroulera les 17 et 18 juillet à 20h au King Salomon de Jérusalem.
Le professeur Georges-Elia Sarfati, Professeur des universités, fondateur de l’Université Populaire de Jérusalem présentera le thème « La Torah comme réponse à la question du sens de la vie ».
« La raison de notre présence sur terre (…) est de sanctifier le nom de D'ieu et de proclamer Sa royauté ». Cet énoncé résume à lui seul la perspective essentielle de la Torah, en situant d’emblée le projet d’Israël comme le lieu du plus exigeant déploiement de la quête du sens. Lorsque Rabbi Desseler écrit ces paroles, il le fait au plus fort de la tourmente, en prolongeant les grandes lignes de l’enseignement du Moussar de Rabbi Salanter. Cette brève réflexion n’en est pas une parmi d’autres, mais la quintessence d’un message qui vise en son principe à ramener la question humaine à celle du sens de la vie. Il ne s’agit pourtant pas d’une généralité, ni d’une abstraction, puisque ces paroles anticipent ce qui concerne avant tout une manière de concevoir la formation éducative de l’humanité. Il y est justement question de poser une délimitation et dans le même geste, d’autoriser un mouvement d’autonomie. C’est sur cette promesse que s’édifie l’héritage d’Israël comme la part des nations, sans confusion, ni violence, puisque chacun y a sa place : cette valeur première rend compte de l’universel comme du devoir être d’une fraternité loyale, si elle n’était constamment dévoyée par le refus de la Loi. Pour que la socialité dans la justice et dans la paix soit possible, il faut qu’Israël ne déroge pas à son mandat de partenaire de l’Alliance, de même qu’il suffit que les nations reconnaissent qu’Israël détient le principe sans rechercher son effacement. Mais une fois définie cette raison première – qui est celle de la verticalité - l’histoire comprise comme horizon est invention permanente des usages singuliers de chaque existence. Pour demeurer sensés, ces usages doivent eux-mêmes se concevoir comme autant de manières de sanctifier le nom de D'ieu. L’un affirmera la liberté de sa volonté au nom de valeurs de création, en enrichissant le monde des dons d’une vocation, de ceux d’une œuvre ou d’une mission ; l’autre agira au nom de valeurs d’expérience, en glanant dans le monde ce qui pourra contribuer à construire son propre monde ; un autre enfin, parce qu’il est pleinement humain choisira de varier, oscillant entre le don et l’emprunt, s’éloignant de lui-même pour se transformer à défaut de pouvoir transformer le monde.
Sur la question « Israël un projet pour l’humanité ?»
Israël est la mesure de l’histoire, puisqu’il a inventé la responsabilité de l’humanité face à son histoire. Israël a devancé le développement de la civilisation, en affirmant dès ses commencements l’idée de l’unité du genre humain, idée indissociable de la contestation de toutes les formes d’idolâtrie. Cette perspective, simple et linéaire, résume l’affirmation d’Israël, son projet pour l’humanité. Le message d’Israël, dans sa plénitude, porte une certaine définition du devoir être de l’humanité dont toute la dignité consiste justement à se déployer à partir d’une loi d’antinature. L’être juif est en ce sens exact la possibilité de l’être humain, que cela soit sous la Loi d’Israël ou en regard de sa Loi. Voilà pourquoi la haine anti-juive, quelque expression ou quelque guise qu’elle prenne, traduit le refus obstiné d’être humain. La survivance d’Israël signifie la délimitation d’un espace où la nature devient conscience de son devoir sensé. Aussi, nul ne devient Israël en se tournant contre Israël – c’est la tentation de l’usurpation, et certainement la condition de toute violence. De même, on ne naît pas Israël, on le devient.
Le séminaire d'été de l'Université populaire de Jérusalem se déroulera du 31 juillet au 5 août 2011.
Renseignements : www.universitepopulairedejerusalem.com
Participeront également au symposium : MM. Charansky, Rav Oury Cherki, Rav Haïm Rosenfeld, le docteur Gilles Morali, Rav Mordekhaï Chriqui, Rav Yoel Benharrouche, le professeur Benjamin Gross, Madame Elisheva Barre et le professeur Georges-Elia Sarfati et sous réserve le professeur Shmouel Trigano. Léo Guez, organisateur et modérateur
Renseignements et réservations : Chochana 05 23 82 86 65