Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:15pm
11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Par Eliyaou Atlan
Nul n'est prophète dans son pays et même si la France n'est pas mon pays, de nombreux liens affectifs me lient à ce pays et à ses Juifs.
La réaction quasi-générale des instances communautaires et des organisations indépendantes juives ont toutes exprimées un sentiment de colère et de dégoût vis-à-vis des médias français. Tout en joignant ma voix à leur indignation et au risque de paraître présomptueux je dis et je répète que nous passons à côté de l'essentiel.
La presse française par ses « non dit » ou ses « mal dit » vis-à-vis du massacre d'Itamar vient de formuler un message terrible qui n'est pas adressé aux habitants de la Judée-Samarie. Pour la bonne est simple raison que la majorité de ces Israéliens ne la lisent pas ou peu.
Qui est donc visé par ce silence odieux ?
Il y a des codes de comportement quasi-universels dans notre monde occidental.
Refuser de parler d'une tragédie qui touche un voisin, lui refuser la compassion qui revient à chaque être humain parce qu'il est un homme comme moi signifie tout simplement que je souhaite sa mort !
Ce refus de la presse française de désigner l'horreur par son nom équivaut à l'applaudir en sourdine en attendant le temps où l'on pourra le faire ouvertement.
Le rôle de la presse dans une société démocratique lui incombe quelquefois de servir de sonnette d'alarme dans une société qui aurait peur de dénoncer des abus ou des débordements contraires à la morale.
Par son silence la presse française vient de lancer un appel d'offre: Recherchons personnes capables d'assassiner les Juifs de France, discrétion assurée!
L'histoire nous a montré, hélas, que ce genre d'appel ne reste jamais trop longtemps sans preneur. L'histoire a prouvé hélas aussi que les victimes de ce genre de cauchemar sont souvent les dernières à se réveiller !