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11 Sivan 5772 - vendredi 01 juin 2012
Le premier ministre britannique, David Cameron, a été critiqué pour ses propos tenus au Pakistan. Interrogé sur l'aide que pourrait apporter la Grande-Bretagne, pour mettre fin au conflit au Cachemire, Cameron a déclaré qu'il n'était pas approprié que son pays intervienne, dans la mesure où il avait déjà causé suffisamment de problèmes dans le monde.
Cette déclaration a été perçue en Grande-Bretagne comme un nouvel exemple d'auto-flagellation de l'Occident, regrettant ses crimes durant l'impérialisme occidental.
Mais s'il y a bien un conflit dont la Grande-Bretagne est responsable et sur lequel elle devrait se taire, c'est bien l'impasse israélo-arabe. L'odieuse conduite britannique en Palestine, durant sont mandat, est la véritable raison du conflit interminable au Moyen-Orient.
Après la première guerre mondiale, les anglais recevaient un mandat pour installer les Juifs en Palestine et reconstruire leur foyer national. Ils encouragèrent les Arabes de Palestine à agir contre les Juifs, alors qu'initialement leur retour avait reçu un accueil favorable auprès des Arabes.
Ils parcellèrent le pays, promis aux Juifs, pour en offrir des parties aux Arabes, essayant d'acheter leur bienveillance. Contrairement aux droits accordés par le mandat, ils imposèrent des quotas à l'immigration juive, scellant le sort de milliers de Juifs qui furent exterminés durant la Shoah, alors qu'ils détournèrent leur regard de l'immigration arabe illégale. Cette histoire choquante et la situation actuelle sont assez similaires : la Grande-Bretagne entretient une amitié avec Israël, alors qu'elle agit contre ses intérêts.
Aujourd'hui, comme sous le mandat britannique, même si le gouvernement anglais soutient la propagande arabe contre Israël, et condamne régulièrement les actions d'auto-protection légitimes de celui-ci, Israël voit toujours l'Angleterre comme son ami.
Mais l'attitude de la Grande-Bretagne n'a pas toujours était hostile envers Israël.
Sous le mandat britannique, certains furent d'ardents défenseurs du peuple juif.
La raison de cette divergence d'opinions réside dans les tensions existantes au sein du christianisme; la culture anglaise est imprégnée d'opinions anti-juives, due à l'influence chrétienne.
Durant deux périodes historiques, les Anglais ont témoigné leur sympathie envers les Juifs. La première fut au 17ème siècle, quand Oliver Cromwell, le dirigeant puritain de l'Angleterre, autorisa le retour des Juifs.
La seconde période fut au 19ème siècle, lors de la vague de sympathie pro-juive par les Chrétiens évangélistes, menant à la déclaration Balfour en 1917 et obligeant la Grande-Bretagne à reconstruire le foyer national des Juifs en Palestine.
Ces deux périodes pro-juives s'expliquent par la croyance des puritains et des évangélistes en l'ancien testament; ceux qui agirent contre le sionisme, sous le mandat, étaient des Chrétiens devenus laïcs ou des personnes hâtées.
Les plus ardents défenseurs d'Israël sont les Évangélistes américains.
L'Eglise anglicane, qui semble tirer sa foi de la Bible, est, elle, très hostile à Israël.
Tout comme David Cameron, elle s'excuse régulièrement auprès du tiers-monde, pour lui avoir imposé la chrétienté, même si cela a eu une influence culturelle indiscutable.
Cette soumission découle de la croyance occidentale que "toute hiérarchie de valeurs est raciste". Cette doctrine d'égalité morale rejette la compréhension de la morale basée sur le comportement et ses conséquences. La morale est redéfinie uniquement en termes de conséquences, comme la pauvreté ou la souffrance, sans lien avec leur cause. L'Occident s'excuse régulièrement sur le passé, sans tenir compte des conséquences. L'Occident a tendance à adopter ses ennemis, comme la main tendue d'Obama à l'Iran, tandis qu'il punit des alliés comme Israël.
Cela peut être fatal. Ainsi, le silence des Britanniques serait le bienvenu.