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14 Sivan 5772 - lundi 04 juin 2012
Les chiffres sur la pauvreté en Israël sont préoccupants. De plus en plus d'enfants et de jeunes sont touchés par ce phénomène. Ces derniers jours ont vu une augmentation des prix des produits de consommation de base.
Que peut-on faire, chacun à son niveau, pour aider les personnes en difficulté ?

La flambée actuelle du prix des produits de consommation de base n’est pas propre à Israël. Elle est mondiale.
Les causes sont multiples : accroissement des populations et du niveau de vie moyen, développement des villes aux dépens de terres cultivables, réchauffement climatique, etc.
Les désordres que connaissent actuellement certains pays arabo-musulmans, où se développent de véritables émeutes de la faim, ne sont pas étrangers à la misère qui y règne et qui n’est pas sans lien avec ces renchérissements.
Une façon de répondre à cette crise est la pratique de la Tsedaka : Tsedaka individuelle laissée à la discrétion de chacun, et Tsedaka collective, si l’on peut dire, représentée par les dégrèvements fiscaux et les subventions consentis par l’Etat en faveur des couches sociales les plus défavorisées.
Mais si ces formes de Tsedaka donnent bonne conscience à ceux qui les pratiquent, elles ne résoudront en rien les problèmes structurels que nous affrontons.
Jacques KOHN
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A mon sens, la frange de la population qui passe son temps à étudier sans combiner étude de la Torah et travail commet un acte très grave. Nos ancêtres de chaque génération ont toujours allié Torah et travail. Le temps est venu de changer les mentalités erronées qui condamnent des familles entières à vivre dans la pauvreté.
Rav Amsellem
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La pauvreté en Israël touche principalement la population arabe et les Haredim
Il me semble que le principe d'étudier sans travailler va s'estomper, comme l'avait prévu le Hazon Ish avec David Ben Gourion. Cela permettra aux Haredims de mieux s'en sortir et de mieux s'intégrer dans la population israélienne.
Concernant les arabes, nous devons les considérer comme des étrangers sur notre terre et les aider en se rappelant que l'on a été aussi étranger en Egypte...
Il faut comprendre que l'Etat ne peut pas tout faire et que chacun ,en donnant le Maasser, doit aider son voisin dans le besoin.
La fondation Optical Center permet chaque jour à plus d'une centaine d'enfants et de personnes âgées démunies de mieux voir et de mieux entendre pour un prix symbolique. Chaque habitant de Jérusalem peut ainsi acquérir des lunettes ou des appareils auditifs dans un lieu unique en son genre.
Ce capitalisme social permet ainsi de partager les richesses d'une entreprise avec ceux qui sont dans le besoin. C'est une des solutions. D'une façon générale, tous les projets qui permettent d'unir le peuple et de s'entraider sont les bienvenus et notre peuple est un exemple pour les nations.
Laurent Lévy
Président Optical Center
Réponse Rav Yaacov Sitruk Sur le vif
Il est évident que pour le gouvernement le budget de l'État est un réel problème. Son rôle est de proposer des solutions.
Le rôle du peuple est de rappeler au gouvernement les lignes à ne pas franchir. Lorsqu'une valeur est malmenée, on se doit de la protéger.
D'autre part, le rôle de chaque Juif est de partager convenablement les moyens dont il dispose. En premier lieu, il doit subvenir à ses propres besoins. Puis, il doit également se préoccuper d'aider ceux qui sont dans le besoin.
Nos Maîtres nous enseignent que le mérite des riches dépend des pauvres.
La seule et vraie solution à la pauvreté consiste en la redistribution de ce dont Hachem a gratifié chacun d'entre nous.