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14 Sivan 5772 - lundi 04 juin 2012
Le comité « Loi et Justice » de la Knesset a approuvé, par 11 voix pour et 5 contre, un projet de loi visant à limiter les financements étrangers des ONG israéliennes.
Des voix s'élèvent protestant contre une atteinte à la démocratie. Doit-on soutenir ou pas ce genre de projets de loi ?
Jonathan-Simon Sellem
Jssnews.com
Il est toujours très compliqué d'aborder ce type de sujet sans créer une levée de boucliers. Mais pour faire simple, je pense que la loi devrait aller au plus direct : interdire les financements venus de pays considérés comme "ennemis" ou "ne reconnaissant pas Israël."
Pour une campagne électorale, un politicien israélien est "super-fliqué" par le fisc. Pourquoi ne serait-ce pas le cas avec les ONG ? Il n'est pas difficile de remonter le parcours de quelques dollars.
Dès qu'Israël veut se défendre, il est attaqué. Cette "atteinte à la démocratie" est surtout une défense du pays. On ne peut pas accepter que des attaques de l'intérieur soient coordonnées depuis l'extérieur.
En d'autres termes : je soutiens cette loi, dans la limite où elle est encadrée et mise en place pour tout le monde et où son objectif est la défense d'Israël contre des attaques Qataris (par exemple).
Laly Derai
Journaliste Hamodia
Les ONG pro-palestiniennes et anti-israéliennes (Chalom A'hshav, Betselem, Break the silence et des dizaines d'autres encore) utilisent le narratif des droits de l'homme pour faire avancer leur idéologie. Tous les moyens sont bons pour cela : campagnes médiatiques, recours en justice, rapports délivrés à des Etats étrangers... Pour financer tout cela, il faut énormément d'argent et ce sont les chancelleries étrangères qui se chargent de le fournir. Pourquoi ? Parce qu'ainsi, elles parviennent à s'ingérer indirectement dans la politique de l'Etat d'Israël et à dicter ce qu'elles croient être la seule et unique issue au conflit israélo-arabe : le retour aux lignes de 1967, le retour des réfugiés, le partage de Jérusalem et l'expulsion de tous les ''colons''. Chaque année, des centaines de millions d'euros sont ainsi versés à des ONG qui prônent exactement ce genre de politique et se cachent derrière la lutte pour le respect des droits de l'homme. Mettre un terme à cette scandaleuse ingérence qui ne dit pas son nom est une nécessité de premier ordre.
Alain Sayada
Israël Actualités
Je pense que le gouvernement a eu raison de proposer cette loi, donc je la soutiens. En effet, l'argent venant de l'étranger doit être surveillé, car le fait de recevoir de l'argent d'un pays tiers (en sachant que cela pourrait certainement venir de pays hostiles à Israël, comme l'Iran et bien d'autres...) pour soutenir toutes les organisations d'extrême-gauche comme chalom archav, pourrait desservir les intérêts israéliens.
Je considère cela comme une cinquième colonne. Il suffit de remarquer que les voix qui s'élèvent pour protester viennent essentiellement de l'extrême-gauche.
Donc OUI, il faut soutenir cette loi pour éloigner ceux qui veulent mettre en danger la survie d'Israël.
Rachel Franco
Dreuz.info
Il faut soutenir ce projet de loi qui a pour objet de renforcer la démocratie israélienne et je vais dire pourquoi en quelques arguments :
1. Il n'y a aucune justification à l'ingérence financière des gouvernements étrangers et de l’Union Européenne dans la vie politique israélienne.
2. Il n'y a aucune raison que ce qui est légal dans un pays comme la Norvège apparaisse comme contraire aux principes démocratiques en Israël !
3. Il faut une transparence et une égalité totales entre les Associations de droite et de gauche dont l'objet est d'influencer la politique israélienne.
Ceci dit, il me semble qu'il aurait fallu différencier les Associations dont le but politique aide au vrai débat sur les valeurs qui sont les nôtres et d'autres Associations qui font le jeu conscient et pervers de la délégitimation d'Israël aux yeux de l'opinion internationale.
Jean-Charles Zerbib
Directeur du FSJU
Trop de démocratie tue la Démocratie, trop de lois tuent la Justice ! Nul n’est dupe, il s’agit d’un projet totalement politicien ! Qui va définir les critères d’attribution ? Qui va choisir et déterminer les ONG et associations « cachères » ? Quand le parlement sera de droite, alors « Chalom Archav » ne pourra être aidé et quand la Knesset sera de gauche « Zo Artseinou » sera considéré comme un pestiféré ?! Le rôle de la Knesset est de penser au bien général, non à celui de groupes particuliers ! En fait il y a surtout beaucoup d’hypocrisie.
Si une ONG est légale et répond aux règles minimum établies par la société israélienne, elle a droit à des aides internes ou externes, même si je suis en total désaccord avec ses objectifs ! Si elle est illégale, hors-la-loi, et ne rentre pas dans les critères légaux israéliens, il faut l’interdire totalement, comme Israël a su le faire à d’autres époques.
Ftouh Souhail
Avocat au barreau de Tunis
La proposition de loi interdisant le financement d'associations israéliennes par des organisations étrangères est une initiative louable, voire une nécessité, depuis que des Juifs honteux, du genre Shalom A’hshav, continuent de ternir l’image de leur pays à l’étranger et de mettre en danger la vie des soldats juifs de Tsahal. Comment pouvons-nous supporter que le « New Israel Fund » qui décrit Israël comme ''un État foncièrement non-démocratique" finance à la hauteur de 50% le budget d’une ONG israélo-arabe « Adalah », responsable d’une odieuse propagande orchestrée contre l’Etat souverain d’Israël ???
Si j’étais Israélien, je supporterai cette loi limitant les financements étrangers à destination des associations qui mettent à mal la réputation de mon pays. Je pense que les Israéliens sont assez courageux pour voter cette loi malgré les critiques étrangères.
Pierre Itshak Lurçat
Journaliste et traducteur
Nous savons aujourd’hui, grâce au travail d’organisations comme « Im Tirtsou » ou NGO Monitor, que le juge Richard Goldstone n'a rien inventé, mais s'est contenté de faire un copier-coller à partir d'informations mensongères publiées par des associations pour la plupart... israéliennes ! Alors même que les combats faisaient rage dans la bande de Gaza, il y a tout juste trois ans, ces associations avaient déjà proclamé urbi et orbi que Tsahal se livrait à des "exactions" contre la population civile palestinienne...
Plus généralement, comme l'explique Gerald Steinberg (directeur de NGO Monitor), toute l'entreprise de délégitimation d'Israël sur la scène internationale – et en particulier les accusations de "crimes de guerre" – est financée par l'Union européenne, par le biais d'associations israéliennes comme Chalom Archav, Betselem ou "Chovrim Chtika".
Ainsi, en 2007, Chalom Archav a reçu près d'un million d'euros de l'ambassade norvégienne en Israël et du ministère des Affaires étrangères allemand (l'argent, on le sait, n'a pas d'odeur...). Dans ce contexte, le projet de loi pour mettre fin au financement de ces associations est une initiative salutaire qu’on ne peut que soutenir.
Jean-Patrick Grumberg
Dreuz.info
Cette loi est l'équivalent, dans la guerre des médias, du mur de protection contre les terroristes.
Ces ONG sont financées par des entités, gouvernements, qui veulent notre disparition. Ils osent parler de la dégradation de l'image d'Israël si la loi passe, alors que toute leur énergie est précisément utilisée à souiller notre image.
J’ai donc décidé, avec Le P'tit Hebdo, Im Tirtzu, Europe-Israel... et plusieurs sites et personnalités, d’organiser une grande manifestation de soutien à cette loi, devant la Knesset.
Restez connectés sur Internet, sur Dreuz.info, sur Juif.org, sur Europe.israel.org, et bien entendu sur le P'tit Hebdo, pour connaître la date de la manifestation. Venez nombreux : nos ennemis sont à l'œuvre, ne leur laissons plus gagner la bataille de l'information.
Il faut dire non à l’ingérence de groupes et pays hostiles à Israël.
Avi Zana
Directeur d'AMI
La démocratie est un tout, et en Israël la Knesset est souveraine en matière de législation : cependant nous savons qu'un certain nombre d'ONG profitent de ce système pour agir contre les valeurs existentielles de l'Etat d'Israël que sont le judaïsme et le sionisme et soutiennent des actions qui vont à l'encontre de notre raison d'être. Je propose donc qu'au lieu de limiter l'action bienfaisante des associations israéliennes, le gouvernement et la Knesset trouvent les moyens de mieux contrôler le statut et les actions de certaines associations qui ont un agenda politique et qui militent, ouvertement au nom de la démocratie israélienne, contre le caractère juif et sioniste de l'Etat d'Israël !