Horaires de Chabbat à Washington : 8:16pm - 9:19pm
14 Sivan 5772 - lundi 04 juin 2012
Je dois tout d’abord préciser que je vais essayer de donner une réponse selon le rite séfarade et non celui des « Edoth Hamizrah » qui n’est pas toujours le même. Je regrette d’ailleurs que, malheureusement, beaucoup de jeunes qui étudient la Torah en Israël ne sachent pas faire la distinction entre les deux rites et oublient leur Noussah d’origine.
Nous lisons Ashré trois fois par jour : une première fois le matin avec les psaumes qui sont récités avant le Yotser. Là, Ashré s’intègre aux autres psaumes et on ne fait pas ressortir son caractère particulier.
Par contre, lorsqu’on le lit une seconde fois avant Ouva Letsion, là il intervient avec toute son acuité. Son verset essentiel est Potéa’h Eht Yadekha…( certains Poskim pensent que si l’on ne dit pas ce verset avec Kavana – avec intention - on doit le reprendre). Ce verset signifie que nous croyons profondément qu’Hachem nous donne notre subsistance
par effet de son Hessed (la traduction de bonté n’est pas parfaite). Le matin, nous sommes à jeun et il donc normal d’implorer le Hessed d’Hachem par le verset Yehi Hasdekha.
On lit une troisième fois Ashré à Minha et là, nous avons déjà mangé et le verset Yéhi Hasdekha n’est pas nécessaire.
Je vois déjà votre remarque : Que fait-on le jour de Taanit (jeûne) où l’on est à jeun à Minha ? Selon le Minhag séfarade, on ne le dit pas – bien qu’il soit pleinement justifié - pour ne pas être troublés dans les autres offices de Minha.
Par contre, le jour de Yom Kippour, à la Neïla, alors que l’on est encore à jeun, on dit Yéhi Hasdekha. Cet office étant unique dans l’année, il n’y a aucun risque d’être perturbés le reste de l’année.
Pierre Zenou
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